30 mars 2009

Otan emporte Framboisy...

Par Ficelle

Ok, celle-là tout le monde l'a déjà faite. Mais bon, franchement, ça s'impose. Je reviens d'un petit tour en ville où je n'ai pas eu beaucoup de mal à trouver ce que je cherchais: des uniformes et des drapeaux (conf. mon post précédent). Enjoy.

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J'ai demandé au vent de souffler dans l'autre sens, mais rien n'y a fait...
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Des panneaux sont installés aux quatre coins des zones de sécurité, avant l'instauration des check points de jeudi soir à samedi après-midi
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Devant la Poste Cathédrale - ah, nan, pardon, eux y sont toujours là...
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Sur le flanc de la cathédrale...
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L'hôtel du préfet est comme qui dirait... bien gardé (les vitres que vous pouvez voir devant, ce sont des barrières anti-émeutes, au cas où quelques uns des 50 000 manifestants attendus décident de ne pas s'en tenir au tracé officiel...)

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Devant l'hôtel de police (les mêmes barrières sont installées sur les gros concerts pour empêcher les fans de sauter sur leur idole. Prochain concert programmé: Johnny)
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Sur le parking de l'hôtel de police et celui du port de plaisance situé à deux pas (et entièrement déserté pour l'occasion), un camp militaire est sorti de terre, entouré de barbelés... sympa!
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Eh... ben ch'crois bien qu'il s'agit là de la fenêtre de l'appartement de notre Boulotte nationale... Rrrooo, va se faire contrôler la coquine!

Crédit photos: Ficelleetboulotte.com

Il ne fait pas très bon être Framboisien cette semaine...

Par Ficelle

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L'oragnisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) fête ses soixante ans cette année et le retour de la France dans son commandement intégré. Pour souffler ses bougies, cette organisation militaire occidentale (dont je ne discuterai pas ici l'utilité réelle ou supposée) a fait le choix de Framboisy, notre belle cité de l'Est de l'Hexagone. Y aura du beau linge (26 chefs d'Etat) et notamment la rock star américaine:
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Bon, Barack Obama sera pas obligé de mettre son beau pardessus, y zannoncent 15° et du soleil toute la semaine...

Pour ne pas rejouer la scène de Dallas, 1963, y a quelques policiers en ville.

Je m'explique: c'est l'hooooooorreur ! Pas deux minutes sans croiser des uniformes. Policiers, CRS, militaires... Ils sont partout. Faut pas se trimballer sans ses papiers, allumer impérativement ses loupiottes de vélos dès qu'il fait nuit et ne crier sous aucun prétexte A bas l'OTAN, sous peine de fichage immédiat. Edwige à côté, c'est carrément le répertoire des Bisounours.


Mais surtout, SURTOUT, gare à celui qui s'affiche avec un drapeau Pace, no to NATO (Paix, non à l'OTAN) sur le guidon de son vélo, ou l'accroche à sa fenêtre. Distribués par le Collectif anti-OTAN, ils ont déjà été vendus à 600 expemplaires (5€ pièce) et la polémique qui a fait rage la semaine dernière quant à leur décrochage a fait le tour du monde. Car, malgré les démentis officiels, pour les porteurs de ces signes d'opposition à l'OTAN, les contrôles des forces de l'ordre sont quasi-systématiques.

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En terme de limitation des droits fondamentaux (après la liberté d'expression, celle d'aller et venir... au boulot ou à la boulangerie), je suis obligée d'évoquer encore les zones rouge et orange mises en place au centre-ville, auxquelles, dès jeudi, ne pourront accéder que les résidants, en passant par des check points et à la seule condition d'être porteur d'un badge nominatif (un laisser-passer, en langage moins politiquement correct...). Y a aussi des barbelés, du barriérage, des dispositifs anti-émeutes, des élico qui survolent le centre-ville, des autoroutes fermées, des transports bloqués, du stationnement interdit, des écoles, des facs, des salles de spectacles, des services municipaux, des musées, des stades et des piscines... qui fermeront leurs portes durant deux à cinq jours. Bref, ça donne une désagréable impression de vivre dans un pays en guerre... Bon ok, peut-être pas. Mais on peut franchement faire le lien.

Comme je suis sur le coup toute la semaine, ne comptez pas (nan, pas la peine de faire le chat botté dans Shreck...) sur un épisode du Feuilleton. Adèle restera encore quelques jours la valise suspendue dans le cyberespace... Si vous êtes à Framboisy, prenez quelques infos sur le blog très complet des DNA consacré au sommet. Et faites moi un petit mail.

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Nan, même pas en rêve! (...) Bon, ok, je vais voir ce que je peux faire...


NB: Je vais faire quelques photos au fil des jours et vous en ferai profiter. Bonne semaine!

29 mars 2009

Un dimanche au cimetière Montparnasse

par Boulotte

Après plus d'une semaine de déambulation en Slovaquie et en République tchèque, rien de tel qu'une bonne petite promenade... au cimetière ! Non, rassurez-vous, je ne suis pas d'humeur morose, je voulais juste me promener dans un endroit calme et paisible ...

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Alors bien sûr il y a un certain nombre de célébrités enterrées là-bas, et le plan gratuit distribué à l'entrée est supposé nous aider à les trouver. Le hic, c'est que ce n'est pas si simple, et finalement on se retrouve à enjamber les tombes, la carte à la main, à parcourir les allées dans tous les sens ou à demander aux passants "vous n'auriez pas vu Gainsbourg par hasard ?". On entend les gens s'exclamer "ah, ça y est, je l'ai trouvé ! Franchement, je m'attendais à mieux..." En ce qui me concerne, je n'ai trouvé ni Dreyfus, ni Beckett, ce qui est quand même rageant.

Par contre, j'ai vu :

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ce cher Sainte-Beuve (spéciale dédicace pour Ficelle)

 

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Beauvoir et Sartre, le couple infernal

 

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Gainsbourg, le plus simple à trouver

 

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et même le caveau de la famille Adams !!!!!!!

 

Et puis des inconnus, mais qui eux, au moins, avaient des tombes un peu plus funky :

 

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Je n'ai pas vu l'heure passer, ni compris que la cloche qui résonnait de manière très insistante indiquait aux visiteurs la fermeture du cimetière. Du coup j'ai trouvé la porte close... Heureusement la dame à la cloche est venue me chercher au milieu des tombes. Apparemment elle était déjà au courant que, éperdue, j'avais piqué un sprint vers la mauvaise sortie, ce qui me fait penser que même dans les cimetières maintenant, ils ont des caméras de sécurité...

25 mars 2009

Chapitre 9, curiosité

Par Ficelle

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« Terminé! Tu peux le leur dire. C'est fini, terminé! » L'homme avait prononcé ces mots d'une voix forte et grave. L'expression de son visage m 'échappait – il me tournait le dos. Mais je compris au ton de sa phrase qu'il ne souffrirait pas d'être contredit. D'ailleurs son père, raide dans son fauteuil mais toujours souriant, ne fit pas même mine de lui demander des explications. « Jean, nous parlerons de tout cela plus tard. Nous avons une invitée, que tu as bousculée, je te signale. Tu devrais peut-être t'en excuser auprès d'elle. » Ce que l'homme, visiblement toujours aussi furieux, ne fit pas. Se levant, le maître des lieux me dit alors, sans plus de cérémonie: « Adèle, je vous présente mon fils aîné, Jean Séraphin. Veuillez pardonner sa rudesse, il vient de faire un long voyage... » Et se tournant à nouveau vers son fils, il ajouta: « Adèle est la nouvelle assistante de Robin. Elle va vivre parmi nous quelques temps ».

Le nouveau venu m'observa une minute, son regard fouillant le mien, puis il sortit précipitamment de la pièce. « Nous avons à parler, père, lança-t-il, déjà dans le hall. Et vite. » Nous l'entendîmes grimper les marches du grand escalier, le bruit de ses bottes résonnant jusqu'à nous. J'étais franchement interpellée par ce comportement... rustre? Je ne décelais aucune méchanceté ni mépris dans ces agissements (contrairement à sa future belle-mère...), mais bien plutôt de la colère, teintée de réserve à mon encontre. Son père prit congé d'un sourire, et quitta la table pour la pièce adjacente – un salon des plus confortables, par la porte duquel j'avais pu jeter plus tôt un coup d'œil curieux. Larges fauteuils clubs et cheminée de pierre, tapis épais et guéridons fleuris donnaient à la pièce toute sa chaleur et son confort.

Alex et Blanche le suivirent, tandis que Julien m'entrainai dans le hall. « Encore désolé pour mon frère, il est plutôt ours dans son genre. Viens, je te raccompagne jusqu'en haut. » Je me laissai guider, vaguement intriguée par les murmures qui filtraient de la pièce voisine, mais comprenant que je n'étais plus la bienvenue au rez-de-chaussée. Quel homme intrigant... me dis-je. Et pourquoi une telle rage? Que ne voulait-il plus faire? Ou voir? Ou dire? Encore un étrange comportement et un mystère de plus à élucider. Mais souhaitais-je vraiment en savoir plus. Jean m'avait fait un peu peur. Peut-être les activités de la famille Séraphin ne gagnaient-elles pas à être explorées plus avant finalement. Ma curiosité était piquée, mais la violence de l'entrée de Jean m'avait un peu refroidie. Quelle chose pouvait mettre un tel homme dans un état pareil?

Julien bavardait à côté de moi, mais je n'écoutais que distraitement. Il était question de son bac, de ses résultats toujours insuffisants aux yeux de son père... « Et ta mère? », fis-je soudain, réalisant qu'il manquait nettement une personne au tableau. « Elle est morte », dit simplement l'adolescent. « Oh... Je suis désolée. » A voir son visage soudain fermé, je regrettai immédiatement ma brusque sortie. Il ne sembla pas enclin à m'en dire d'avantage et je ne posai aucun question supplémentaire. Je sentis que j'en avais assez dit. Sombre, Julien me laissa sur le palier du deuxième étage et redescendit en marmonnant un « à demain » à peine audible.

J'avais gaffé, là. Peut-être ce décès était-il récent? Mais alors, que venait faire cette Blanche si tôt au bras d'un veuf de fraîche date? Peut-être M. Séraphin et son épouse n'étaient-ils déjà plus un couple au moment du décès... Je me perdis en conjectures. C'est alors qu'au fond du couloir, j'aperçus Jean refermer une porte et s'avancer dans ma direction. Quand il me vit, il eut un geste de surprise. Il passa devant moi sans m'adresser la parole et prit le virage vers l'escalier d'une démarche rapide et assurée. Je glissai quant à moi la clé dans ma serrure et me rendis compte que la porte n'était pas verrouillée. Je me souvenais pourtant de l'avoir fermée en partant... Ou peut-être avais-je simplement pensé le faire et oublié, après avoir découvert le passage utilisé par Julien. Peu importait, je savais à présent que je n'étais pas la seule à pouvoir entrer dans cet endroit.

Envoyant valdinguer mes compensées et jetant ma robe et mon gilet à sequins sur le fauteuil à côté du lit, j'enfilai rapidement mon vieux t-shirt à l'effigie des Bisounours (un peu la honte quand même...) et filai me rafraîchir dans la salle de bain. Farfouillant dans la trousse de toilette, j'en sortis deux petits élastiques strassés, que j'enroulai rapidement à l'extrémité de mes deux tresses. Me regardant dans le miroir, je me fis deux réflexions: 1) A 25 ans, je trouvais mon visage encore très enfantin, ce qui ne me plaisait guère... Les tresses n'arrangeaient rien, mais bon, personne n'était censé les voir. 2) Même si je tombais de sommeil, je n'étais pas certaine de pouvoir m'endormir tant j'étais excitée par ce lieu, ses habitants et le halo de mystère qui entourait le tout. De plus, le vent soufflait dehors, s'engouffrant dans les volets et les faisant claquer régulièrement. Malgré cela, la pièce était douillette. Les radiateurs fonctionnaient encore – ce qui n'était franchement pas du luxe par cette nuit glaciale de ce début du mois de mai.

Je grimpai dans mon lit, enfonçant avec délice mon visage dans les oreillers. J'éteignis la lampe de chevet et fermai les yeux, serrant très fort l'édredon entre mes cuisses. Quelle journée! Je ne devais pas oublier d'appeler ma sœur et ma mère le lendemain, pour leur dire que j'étais bien arrivée, que tout allait bien, blablabla. Surtout, ne pas leur raconter mes doutes quant à la « normalité » des Séraphin, ni mes interrogations sur leurs activités et leur drôle de manière de se déplacer dans le manoir. Se déplacer dans le manoir... Voilà qui me donnait des idées. Mauvaises, les idées, bien sûr.

Je sautai au bas du lit et enfilai rapidement mon long gilet de laine beige. Je pris mon briquet dans mon sac à dos de voyage, un joli sac Bensimon bleu marine à tirettes en cuir, et vérifiai qu'il était encore en état de marche... prolongée. Je passai ensuite une main sur le mur où j'avais découvert un peu plus tôt la fente et le passage, l'ouvris sans difficulté et me faufilai à l'intérieur. Il y faisait nuit noire. Mon cœur battait la chamade, mais pas de quoi me faire reculer, au contraire. A la lumière de la flamme du briquet, je suivis un long couloir dont je ne voyais pas le bout. Puis soudain, je faillis tomber. Des marches. En avançant la flamme, j'en découvris qui montaient et d'autres qui descendaient. Je pris le chemin du bas.

La descente fut plus longue que ce à quoi je m'attendais. A mi-parcours, un palier, que je laissai sur ma droite. Au bout de quelques minutes, qui me semblèrent une éternité, je parvins à un nouveau couloir. Je m'y enfonçai le cœur palpitant, quand je vis, non loin, un rai de lumière. Je m'en approchai le plus doucement possible, nettement effrayée cette fois. Non que je me sentis en danger, mais j'avais peur d'être découverte. Nouvelle venue fouineuse et cachotière... Pas bon, pas bon du tout. A quelques centimètres de la fente, je m'arrêtai et tendis l'oreille.

J'identifiai bientôt le crépitement d'un feu de bois, puis des bruits de pas, lents et réguliers. Et soudain, une voix: « Je pense que c'est une erreur d'avoir fait venir une étrangère ici ». C'était la voix grave de Jean. « Nous n'avons aucun intérêt à avoir quelqu'un susceptible de découvrir nos petits secrets... Et je t'épargne le pire, sache-le. » « Il n'y aura pas de problème, je t'assure, nota la voix policée et rassurante de son père. Elle n'a pas l'air plus maligne que ça... Et puis, si elle fait bien son travail, Robin arrêtera de nous fatiguer avec cette maison d'édition. C'est une perte de temps pour lui, et donc pour nous. » « Je n'aime pas ça, je te dis. En plus, avec ce que j'ai du faire pour les Komenko, on n'a pas intérêt à faire les malins et à attirer l'attention. J'espère que tu en as conscience... » « Je suis d'accord avec Jean, même si je trouve que c'est sympa d'avoir une fille ici. En plus, elle est plutôt mignonne... » « Ne te fais pas d'illusion, reprit son aîné. S'il l'a fait venir jusqu'ici, c'est qu'il compte bien se la garder pour son usage personnel... »

Je frissonnai. Je ne souhaitais pas en apprendre d'avantage. Faisant le chemin inverse le plus rapidement possible, je refermai la porte du passage derrière moi, allumai la lumière et restai là, secouée, les larmes aux yeux. Chez quelle bande de mafieux sadiques et pervers étais-je tombée? Je n'avais pas vraiment d'autre choix: j'attrapai ma valise et commençai à rassembler mes affaires.

23 mars 2009

Dans ma boîte aux lettres...

Par Ficelle

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Scans: Vogue n°896

 

... Le Vogue nouveau. N° 896, avril 09. En couverture, la magnifique, rayonnante (rapport à la crinière rousse), fabuleuse Scarlett Johansson, l'une de mes actrices préférées. Bref, ça sent le bon cru. Le pitch:

Scarlett Johansson pour Vogue

Nouvelle égérie de Dolce & Gabbana, muse de Woody Allen et princesse absolue à Hollywood, Scarlett Johansson est la star et l'"Anti-Marylin" du nouveau numéro de Vogue. Est-ce parce que la star arbore aujourd'hui un brun roux flamboyant au lieu du blond hollywoodien qui a longtemps fait sa marque de fabrique? L'actrice n'a par contre pas renoncé à son style glamour et rétro, et prend la pose sous l'objectif de Mario Sorrenti en culotte taille haute corsetée et robe en crinoline lacée signés Dolce&Gabbana, dans une série photo sexy réalisée par Carine Roitfeld. Ce numéro fait également la part belle à l'esprit de famille: des séries mode "Mère et Fils", ou "Comme Frère et Sœur", un portrait dédié à Azzedine Alaïa que beaucoup surnomment "Papa", un album de sept familles dans lequel Inès de le Fressanges et Alber Elbaz, entre autres, posent avec leurs proches, ainsi qu'un reportage qui retrace la saga des Kennedy.

Le papier sur Scarlett J. est bien, même s'il ne nous apprend pas grand chose, sinon qu'elle est parfaite (un peu trop?), mais ça, heu..., on le savait déjà. Qu'elle veut se mettre à la réalisation. En même temps, quand on a déjà tourné avec les plus grands à 24 ans, qu'on a chanté, mannequiné (liste non exhaustive), qu'est-ce qui reste? Parait même qu'elle fait un peu la morale... Bon, c'est pas comme si un jour, on avait l'occasion de devenir copines. Hein, nan, ça risque pas.

 

A noter aussi une série de photos qui m'a fait bondir tellement elle est politiquement incorrecte. En voilà deux extraits:

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Ouuuu, la vilaine (ça va plaire aux Mauvaises mères...)

Alors moi, j'ai deux questions: 1) La clope c'est juste pour faire causer? 2) Est-ce que la dame elle est vraiment enceinte, ou bien c'est un faux ventre? Parce que si c'est un vrai, re-1) Fumer c'est mal. Re-2) Il est où son gras?

Bon, sinon, les photos sont tip top (c'est Vogue quand même...), mais je suis décidément pas tellement fans de la police d'écriture avec tout ces italiques partout, ni des pubs qui envahissent le journal (à 50%?). Mais bon, c'était une bonne affaire. J'prendrai Elle l'année prochaine...

22 mars 2009

Magnifique Marelle...

Par Ficelle

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Capture: La Marelle, page du magazine Milk

Oui, je sais, maintenant tout le monde a un truc La Marelle chez soi, ou déteste, ou connait, ou à découvert chez d'autres... Bref, La Marelle, c'est presque du déjà-vu. Mais moi, je trouve ça beau. Très beau même, alors je vous en cause un petit coup.

 

Bon, les modèles de sacs ou d'assiettes changent pas beaucoup, c'est un peu toujours la même chose, mais ça me plait. Question cartes postales, y a énormément de choix, avec au catalogues 39 artistes édités... En plus, vu qu'y zont une boutique en ligne, ce serait bien con de se priver.

 

Voilà quelques petites choses à mon goût:

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Carte postale paysage, 2,2€
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Cartes postales doubles, 2,2€
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Cartes postales format carré, 1,80€
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Valisettes en tissu, 54€ la grande, 39€ la petite
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Valisettes en carton, 18€, 14€ et 10€
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De la vaisselle à gogo... (15€ l'assiette, argh)
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Des bijoux de frigo, 3,80€ (j'adooore l'idée)
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Des chouettes plateaux, 32€
Bref, largement de quoi se laisser tenter, croyez-moi.

21 mars 2009

Le boyfriend jean, oui mais nan

Par Ficelle

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Katie Holmes

 

Dieu sait (c'est une expression, hein...) que j'adooore être à l'aise dans mes fringues et que je suis pas le genre de filles classes qui caracolent en slim-talons... En plus, retrousser mon pantalon façon pêcheur, ça m'a toujours bien plu... Pourtant, j'arrive pas du tout à adhérer à cette mode du boyfriend jean. Chais pas, ça me va pas.

 

Pourtant, j'ai tenté le coup. D'abord avec un vieux jean troué de mon homme, qui s'est baladé sur mes hanches pendant deux jours avant d'être remisé pour devenir... un jean Vietnam (dans notre jargon, un jean pour faire de la peinture ou un déménagement). Ensuite, j'ai mis un jean à moi, trop grand... mais là non plus, ça faisait vraiment pas la blague. Et je sais pourquoi sur moi ça fait sac, parce que, contrairement à Punky B, je ne le mets ni avec des talons ni avec ce petit haut griffé qui va bien, histoire de le girliser... Et puis, chez moi, à Framboisy, y fait froid. Alors avec une doudoune et des baskets, ça fait carrément patate.

 

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Boyfriend troué, Topshop, 45£

J'ai donc opté pour le flare (à découvrir ici -première image- sur ma blogueuse préférée...). Ce jean large, qui met en valeur la taille et les hanches, en nous épargnant la vision des fesses et des cuisses moulées dans le denim, qui sur moi fait encore un peu mal aux yeux (rapport à ma récente mise bas)... Même qu'il parait que c'est un jean "spécial ronde"... J'assume.

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Le "flare" Topshop, 40£
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le flare again...


18 mars 2009

Chapitre 8, la firme

Par Ficelle

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Bizarrement, je n'étais pas complètement surprise. Je commençais à m'attendre un peu à tout avec cette étonnante famille... Les deux tourteraux se tenaient là, côte à côte, la main de l'une caressant la chevelure poivre et sel de l'autre. Monsieur Séraphin père, très digne dans son costume printanier parfaitement ajusté (du sur-mesure, sans doute aucun), était assis sur l'une des chaises en métal blanc, installées sur la très spacieuse terrasse. Derrière lui, le regard fixé sur l'horizon et la mer, visibles au delà des arbres, la splendide et froide Blanche n'était pourtant pas avare de gestes tendres envers celui qui aurait pu être son père. Au premier coup d'oeil néanmoins, on s'apercevait aisément qu'ils formaient un couple bien assorti.

« Mademoiselle Laurrisson!, me lança soudain le patriarche. Vous voilà enfin. » Et, se levant d'un bond, il s'avança vers moi et me serra vigoureusement la main. « Enchanté » fis-je poliment. « De même, répondit-il. Je suis heureux de faire votre connaissance. Robin nous a prévenu de votre arrivée. Je crois que vous connaissez déjà Blanche, ma fiancée. » L'expression sympathique de son visage contrastait avec le caractère impassible, voire rigide, des traits de sa compagne, pas prête à se laisser aller à un simple sourire envers mon insignifiante personne. Monsieur Séraphin ne s'en offusqua pas et m'indiqua d'un geste où m'asseoir.

Alex et Julien, restés en retrait lors de ce bref échange, suivirent le mouvement et s'installèrent également autour de la table ronde, sur laquelle était dressé l'apéritif. « Que souhaitez-vous boire, me demanda pour la forme le maître de maison, rassi à son tour. Annick, apportez-nous une bouteille de champagne, s'il vous plait." Une employée de maison que je n'avais pas croisée jusqu'à présent, apparut sur le seuil et hocha la tête avant de s'exécuter.

« Nous sommes heureux de vous accueillir Mademoiselle, reprit-il, se tournant vers moi. Robin avait bien besoin d'une assistante. » Assistante? Je ne relevai pas, une nouvelle fois... « Il se pique d'éditer des auteurs obscurs! Chacun sa marotte, je ne vais pas m'y opposer... Mais heureusement, ce hobby ne lui prend pas tout son temps. » Blanche sourit (enfin!), manière pour elle d'adhérer aux propos de son « fiancé ». Quel âge pouvait-il avoir? Soixante-cinq, soixante-dix ans? Au bas mot. Ce qui ne l'empêchait ni d'être tout à fait alerte, et encore moins séduisant. Un homme viril, charismatique, à qui l'on avait instantanément envie de plaire, dont on se devait d'attirer l'attention... Prudence cependant, son cerbère veillait. Si je ne voulais pas m'attirer plus encore les foudres de la beauté brune, mieux vallait m'en tenir à ce pour quoi j'étais là et faire profil bas.

Une fois le champagne versé dans nos verres, le patriarche leva le sien et nous invita à faire de même. « A votre arrivée, ma chère. A notre fructueuse collaboration. J'espère que vous apprécierez la vie à Ploubelle-île et plus généralement la vie parmi nous. » Gênée, j'affichai cependant mon plus beau sourire et goûtai le délicieux nectar effervescent – issu, je n'en doutais pas, d'une très belle cave à vins. « Merci pour votre accueil, soufflai-je. J'espère me rendre utile et ne pas trop vous déranger par ma présence. » « Ne vous inquiétez pas, nota Monsieur Séraphin, ici, on va, on vient, il y a toujours du monde. Vous ne nous dérangerez pas du tout, et au contraire nous serez très utile. »

Je ne relevai pas cet énième sous-entendu incompréhensible et essayai de savourer la douceur de la soirée et la beauté du cadre. Alors que Blanche était rentrée « terminer un travail avant le dîner », la conversation s'amorça tranquillement entre Alex et son père, à propos du... yacht attendu dans quelques jours. « J'ai peur qu'il lui faille mouiller au large, confiait Alex. Leur bateau est énorme et le ponton un peu court. Ils n'auront rien contre... On leur assurera une navette 24 heures sur 24. Maxime y veillera. » « Demande lui d'embaucher quelques extras, répondit son père. Il nous faudra du monde pour assurer le service. Je veux que ça se passe sans fausse note. Je veux un service impeccable. »

Je ne perdais pas une miette de la discussion. Mais je dus m'interrompre quand Julien m'adressa la parole: « Alors, comment trouves-tu la maison? » « Superbe! Je n'avais jamais visité un endroit pareil... Mais, je n'ai pas bien compris. Un étage complet du manoir est réservé aux bureaux, or, si l'activité d'édition n'est pas l'activité principale de Robin et de ta famille, à quoi servent-ils? » Julien n'eut pas le temps de répondre. Son père, qui visiblement avait entendu (ou écouté?) ma question, me répondit sur un ton très sérieux: « Nous sommes banquiers d'affaires, mademoiselle, j'ignorais que Robin ne vous en avait pas informée. Nous travaillons avec quelques grands de ce monde et nous assurons, depuis quelques générations, que leur patrimoine prospère à travers la planète ».

Rien que ça. Bon, ça collait à peu près avec l'image de la famille bourgeoise et fortunée que souhaitait afficher cet homme accompli, père de famille nombreuse et riche homme d'affaires. N'empêche, plusieurs détails me chagrinait. Qu'attendait-on de moi ici? Etais-je réellement là pour suppléer Robin dans son « hobby »? Pourquoi Julien (et peut-être Alex) se déplaçaient-ils dans la maison en utilisant des passages secrets? Quels riches clients allaient bientôt débarquer à Ploubelle-île? Je n'eus pas le temps de cogiter très longtemps. Nos coupes sifflées, nous fûmes invités à passer à table.

Le couvert était dressé dans la vaste salle à manger du manoir. Nappe blanche, couverts en argent, assiettes de porcelaine, serviette en lin beige, verres en cristal... La décoration était sobre, somptueuse. Sans faute de goût. Ma mère aurait été ra-vie. Aux murs, sur les pierres apparentes étaient tendues de superbes tapisseries anciennes, représentant des scènes de combat naval, de pêche royale et d'agapes champêtres.

Nous prîmes place de part et d'autre de la longue table rectangulaire. En face de moi, Alex me sourit de son air rassurant et coquin. Julien s'installa à mes côtés. En bout de table, Monsieur Séraphin et Blanche de Fronsac déplièrent leur serviette et entamèrent l'entrée sans plus de cérémonie. Je tentai de me détendre et savourait le carpaccio de Saint-Jacques à l'estragon et huile d'olive, me retenant de saucer vigoureusement mon assiette... Pendant que le maître des lieux étrillait Julien à propos de ses résultats scolaires navrants, ainsi qu'il les qualifiait, Alex et moi échangeâmes quelques banalités, puis, sentant mon besoin d'en apprendre un peu plus sur les activités familiales, il me glissa: « Mon père est dans les affaires, et nous travaillons tous, de près ou de loin, en lien avec lui. Sauf bien sûr Julien et Ariane, qui sont encore étudiants. Robin est le bras droit de mon père. Banquier de formation. C'est lui qui gère le portefeuille de plusieurs de nos plus gros clients. Il voyage beaucoup, en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. Il a monté une petite maison d'édition il y a quelques années, avec l'une de ses conquêtes d'alors. Madeleine. Très intelligente. Je l'appréciais beaucoup, même si j'étais pas très vieux à l'époque. Bon, ça c'est un peu mal terminé... » remarqua-t-il avec une pointe de regret. « Il a du mal à se consacrer à cette activité, reprit-il, mais il ne lâche pas. C'est pour ça qu'il a fait appel à vous. Pour le seconder dans cette tâche. »

« Joséphine, elle, s'occupe de la logistique, des agendas, reprit-il. Elle a un an de plus que moi. Jean, lui, bon, c'est un peu compliqué... Il, euh, assiste les clients, les dépanne en cas de pépin. Avec ce type de personnalités, il faut être au petit soin, régler leurs business dans les moindres détails. Blanche travaille avec mon père, et moi, je déniche, je prospecte, je suis la partie émergée de l'iceberg. De la firme Séraphin. » La firme? Je n'étais pas beaucoup plus avancée, mais il avait fait un effort. Je compris que je n'en saurais pas plus lorsque son père s'intéressa à nos messes basses. « Qu'est-ce que tu lui racontes Alex? Ne lui dévoile pas tout nos petits secrets, s'il te plait! » Il avait prononcé cette phrase sur le ton de la plaisanterie, mais je sentis qu'il y faisait passer un message clair à son fils. Alex avala une bouchée de queue de lotte et me sourit gentiment, l'air de s'excuser.

Fatiguée par le voyage, je sentis une bonne vieille migraine pointer son nez dans la partie émergée de mon iceberg, alors que nous avalions notre dernière bouchée de dessert. « Je vous pris de m'excuser, fis-je. Mais je suis exténuée. Je vais monter me reposer. » « Vous êtes toute pardonnée, m'assura Monsieur Séraphin. Passez dans mon bureau demain matin à 9h, nous verrons ensemble ce que vous pouvez régler avant le retour de Robin. » Je souhaitai une bonne nuit à l'assemblée et me dirigeai vers l'escalier, quand je fus violemment bousculée. Nous restâmes quelques instants sonnés par le choc. Puis je levai la tête et me trouvai nez à nez avec un homme échevelé, grand et musculeux, une large veste imperméable recouvrant ses larges épaules. Je restai interdite, tandis que le nouvel arrivant plongeait son regard dur dans le mien, avant de me contourner sans ménagement et de se planter devant celui qu'il appela papa.

16 mars 2009

Ô Cologne

par Boulotte

Eh oui, chers amis, me revoilà... Je n'étais pas bien loin, seulement à Cologne pour une conférence.

Une conférence à Cologne, ça donne à peu près ça (bon, je sais, c'est déjà le deuxième billet sur Cologne. Je vous rassure, l'office du toursime colonais ne m'a fait cadeau que d'un sac en toile de jute):

 

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Des mètres de saucisses

 

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De la bière, mais pas n'importe laquelle: seulement de la Kölsch servie en verre de 20cl...

 

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Des moments d'intense concentration...

 

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Et du romantisme...

Sur ce pont à proximité de la gare et de la cathédrale les couples accrochent des cadenas gravés à leurs noms.

Bécassine, ma vieille copine

Par Ficelle

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Où il est question du nez de Bécassine et de celui de sa cousine Marie Quillouch, de leurs chamailleries, de l'oncle Corentin et du chien Turc...

En flânant dans les rayons d'un magasin de Framboisy spécialisé dans les peluches et doudous de tout poils (La Quête de l'ours), je suis tombée nez à nez avec l'une de mes compagnes d'enfance. Elle était là, avec sa robe verte manches trois-quart, son tablier vichy rouge et blanc, sa coiffe et ses petits sourcils étonnés... Bécassine, ma copine, ma cousine, ma chais plus quoi, bref, elle.

Ni une ni deux, vous me connaissez, j'ai acheté la petite poupée (que l'on peut aussi trouver ) pour Miss A. quand elle sera plus grande (elle a bon dos, j'avoue) et l'ai installée sur sa petite commode (déjà bien encombrée). J'ai ensuite foncé me (ré)approprier le premier opus de la série en bande dessinée, L'Enfance de Bécassine (ci-dessus). Rien qu'en voyant la couverture, j'étais toute émue...

Alors, en écho à ce billet de la Méchante, et parce que Bécassine vaut autant (voir bien mieux) qu'Atreyu, je tenais à vous faire partager ma redécouverte de la petite bonne finistérienne, dont les aventures ont bercé la jeunesse de plusieurs générations de petites filles. Pour les plus curieux, c'est par et .

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Franchement, elle a la classe...
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La petite poupée en question (27,50€)

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